2021 - 4ème Dimanche du temps ordinaire

Written by Père Florent Belin

« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

 En voilà une drôle de question ! En fait celui qui pose la question connaît déjà la réponse. Il sait très bien que Jésus n’est pas venu pour nous perdre mais pour sauver tous les hommes. Et c’est un esprit impur qui pose la question ! Donc oui Jésus est venu pour perdre les esprits impurs et pour sauver les hommes. Et en même temps cet esprit impur proclame la Foi haut et fort : je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. Frères et sœurs, en ces temps troublés, nous avons à nous rappeler de cela. Jésus est venu pour nous sauver tous. Et dans ce salut, Jésus suscite notre adhésion. Il en va de sorte que nous affirmions notre conviction, notre Foi. Et cela n’est pas toujours facile ! Alors ne commençons pas par la fin, mais comme cet esprit impur commençons pas nous tourner vers Jésus lui-même et osons lui demander : » Que veux-tu pour moi Jésus ? Que veux-tu de moi ? Nous savons qu’il n’est pas venu pour nous perdre ! Il est venu pour que perde ce qui divise, ce qui corrompt, ce qui détruit. Laissons-nous pacifier par Lui et aimer par lui. En ce temps de crise ou tout est fait pour nous faire perdre la boule et pour poser des clivages entre nous et nous opposer les uns aux autres, arrêtons-nous et accueillons la réponse que Jésus nous donnera. Et des ces réponses que nous accueillerons nous pourrons en faire un beau bouquet de louange.

 

2021 - Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens 2021

Written by Père Florent Belin

« Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance. »

Tel est le thème choisi pour la semaine du 18 au 25 janvier 2021, semaine de prière pour l’unité des Chrétiens. Ce thème s’enracine dans le chapitre 15 de l’Evangile de Jean où Jésus nous interpelle : « Demeurez en moi comme je demeure en vous (15, 4) ; Je suis la vigne, vous les sarments (15, 5) ; Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (15, 12) ; Que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure (15, 16). »

Demeurer dans l’amour de Dieu, c’est se réconcilier avec soi-même. Nous sommes greffés sur la vigne qu’est Jésus et le Père est le vigneron qui nous émonde pour nous faire grandir. Nous pouvons alors tenter un chemin d’acceptation de soi, de réconciliation avec notre histoire personnelle et nos histoires collectives.

Demeurer en Christ jusqu’à porter des fruits. Lorsque nous écoutons Jésus, sa vie coule en nous comme la sève qui donne du fruit. Personnellement et en Eglise, demeurons unis au Christ afin d’observer son commandement de s’aimer les uns les autres comme il nous a aimés.

Enracinés en Christ, la source de tout amour, notre communauté grandit. La communion avec le Christ exige que nous soyons en communion avec les autres. Les divisions entre chrétiens sont un scandale. Prions Dieu avec ferveur pour le rétablissement de cette unité pour laquelle Jésus lui-même a prié.

Enracinés en Christ notre témoignage envers la solidarité grandit. Nous sommes témoins de souffrances et de conflits. En étant solidaires de ceux qui souffrent, nous permettons à l’amour du Christ de couler en nous. Nous recevons la force et la sagesse d’agir contre l’injustice, de nous reconnaître pleinement comme frères et sœurs humains et de promouvoir une nouvelle façon de vivre dans le respect et la communion avec toute la création.

Père Bernard GARRET en s’inspirant de la Revue « Unité des Chrétiens. »

2021 - Me voici Seigneur !

Written by Père Florent Belin

 

 Nous sommes aujourd’hui avec Samuel dans la première lecture, André et Simon-Pierre dans l’évangile, en présence de récits de vocation. Ils sont beaux ces hommes qui sont appelés par Dieu, qui sont quelque peu déconcertés et qui voient leurs vies transformées. En même temps, ils sont apaisés, ils ont trouvé des réponses à leurs questions et peuvent vivre dans la sérénité.

 Comment accueillons-nous cette parole ? Est-ce que nous nous disons c’est beau et puis basta, ou est-ce que nous disons qu’aujourd’hui encore Dieu appelle ? Est-ce que nous avons conscience que depuis notre baptême nous sommes tous appelés ? Que toutes et tous nous avons à répondre à l’appel du Seigneur ? Et certains sont appelés à une vocation spécifique. Comme André va trouver Simon-Pierre nous avons, nous aussi, à être des relais pour aider chacun à trouver sa vocation. Alors pensons-y ! Prions pour les vocations ! Prions également pour notre conversion personnelle, afin que nous puissions être ces relais nécessaires auprès de ceux qui nous rencontrons, qui nous sont confiés ! Faisons-leur découvrir la présence de Dieu dans leur vie, et comme Samuel, André et Simon-Pierre ils verront leur vie transformée !

2021 - Le baptême de Jésus

Written by Père Florent Belin

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à faire mémoire du Baptême de Jésus. Nous terminerons ce temps de Noël sur cette fête liturgique et nous entrerons à nouveau dans le temps ordinaire. Ce baptême de Jésus est comme une inauguration de son ministère public. Tout comme notre propre baptême a été l’inauguration de notre vie de disciple. Par le Baptême nous ne devenons pas enfant de Dieu, nous le sommes déjà par notre conception, mais nous devenons disciples, c’est-à-dire, celles et ceux qui marchent à la suite de Jésus. Être baptisé, c’est se sentir en confiance et tout en marchant, découvrir, apprendre à connaître et recevoir.

En fêtant le baptême de Jésus, nous sommes appelés à nous rappeler de notre Baptême à nous. Même si le Baptême que nous avons reçu est tout autre que celui proposé par Jean-Baptiste, qui proposait un baptême de conversion. Jésus pleinement Dieu et pleinement homme, est entré dans ce mouvement proposé par Jean le Baptiste pour aider ses contemporains à entrer dans la démarche du salut. Le Baptême de Jean préfigure le Baptême que Jésus nous donnera dans sa mort et sa Résurrection. Puissions-nous ce dimanche, faire mémoire de notre Baptême et en entrant dans ce temps ordinaire, nous rappeler que la vie avec le Seigneur est toujours une aventure extraordinaire. 

2021 - Epiphanie

Written by Père Florent Belin

En ce premier dimanche de l’année, il me revient de vous présenter mes meilleurs vœux. C’est une coutume, une habitude, mais cette année elle revêt un caractère particulier car nous sommes dans une situation inédite et vraiment surprenante. Néanmoins nous avons à vivre dans cette lumière qui nous est donnée. Comme les mages à la grotte de Bethléem en cette fête de l’Epiphanie. L’Epiphanie c’est la manifestation de la lumière. Ces chercheurs découvrent la Lumière, se laissent interpeller par elle et se mettent en route. Ils ne savent pas ce qu’ils vont découvrir mais au fond d’eux il y a cette Espérance qui les pousse à aller de l’avant, à partir vers l’inconnu. Cette lumière les précède et stimule leur Confiance. En ce début d’année c’est cela que j’ai envie de vous souhaiter : accueillir la Lumière pour cheminer dans la Confiance et l’Espérance. Nous avons cette force extraordinaire que le Seigneur nous donne. Ne l’oublions jamais. Et comme nous l’avons entendu dans la première lecture d’hier, tirée du livre des Nombres :  

“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix !”

N’oublions pas que nous sommes bénis de Dieu et dans la Foi nous avons trouvé le réconfort et le Salut nous est donné. Belle et heureuse année avec le Seigneur.

2020 - Il faut sauver Noël !

Written by Père Florent Belin

Voilà une phrase qui m’a particulièrement marquée. Bien entendu cela a été dit dans un contexte particulier et purement économique.

Mais quand même. Noël quel qu’il soit est déjà sauvé ! Par ce que Jésus est venu une fois pour toute pour tout sauver ! Son salut est total, définitif et sans condition. Il faut aussi que l’on se rappelle, que si l’on fête Noël, c’est parce que nous commençons déjà par célébrer Pâques. Parce que Jésus est mort et ressuscité nous faisons mémoire de sa mort et de sa résurrection. Mais cela c’est pour les chrétiens ! On nous a pris cette fête pour en faire un évènement commercial. D’ailleurs chose surprenante, d’habitude on nous parle des fêtes de fin d’année, cette année on nous parle de Noël. Parce que cette année on ne fera pas de nouvel an alors il faut sauver Noël ! Mais Noël c’est quoi ? Noël ce n’est pas le Père Noël ! Il est né au 19ème siècle, vert à l’origine, mais transformé en rouge par une célèbre boisson américaine pour sa publicité. L’Eglise fête Noël, la naissance du Sauveur, depuis le deuxième siècle, à la date du solstice d’hiver, jour ou le soleil va reprendre de l’importance et les jours seront de plus en plus long ! Les religions celtiques et les druides faisaient déjà de ce jour une fête. C’est drôle comme une fête païenne, christianisée au deuxième siècle est à son tour sacrifiée au culte païen économique. Ne nous méprisons pas ! Ce n’est pas le Noël de la naissance de Jésus que l’on veut sauver ! L’année prochaine on nous reparlera des fêtes de fin d’année. Mais peut-être que dans ce contexte particulier cette année, nous pourrions revenir aux sources et puisque tout le monde veut sauver Noël, pourquoi ne pas nous reposer la question de ce qui fait les fondements de notre foi. 2020 aura été une année autrement … il nous faut peut-être revenir à la source et nous rappeler que même si nous avons des choses difficiles à vivre, le Sauveur est présent dans notre vie. Que cette crise sanitaire et économique que nous vivons, nous aident à prendre conscience que nous à changer de paradigme. Jésus vient sauver toute l’humanité, et si nous décidions d’accueillir ce salut de manière renouvelée ? Ce sont les bergers qui, après avoir reçu la visite des anges se mettent en route. Vous vous rappeler de ce que les anges leur ont dit : « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Luc 2, 11-12. Les petits, les humbles, les parias, les premiers ont été invités à la crèche ! Ce sont eux qui ont découvert en premier ce Sauveur, dans la paille. Faisons cette expérience de l’humilité, de la simplicité et rendons-nous à la crèche pour rencontrer le Sauveur !

2020 - Edito de Noël

Written by Père Florent Belin

Noël

La naissance du Sauveur. Dans un contexte certes très particulier nous allons faire mémoire de la naissance de Jésus. Ce n’est qu’au deuxième siècle que l’Eglise s’est mise à célébrer liturgiquement la naissance de « l’Emmanuel », de « Dieu Sauve » car ce qui est central depuis le début de l’Eglise dans le kérygme (l’affirmation de la foi) c’est la mort et la résurrection de Jésus.

La date du 25 décembre ne correspond pas au jour exact de la naissance de Jésus, mais au jour du solstice d’hiver, jour ou la lumière va reprendre le dessus sur la nuit. Jésus n’est-il pas la lumière qui éclairer nos ténèbres ?

Alors accueillons cette lumière qui nous est donnée. En cette période difficile redécouvrons que Noël ce n’est pas le Père Noël, figure inventée au 19ème siècle et dynamisée par une marque de boisson qui se l’est appropriée en 1930.

Il est venu, il reviendra et il vient le Sauveur ! Dans chaque parcelle de nos vies nous avons à accueillir Celui qui s’est incarné de manière définitive et totale. Noël ce n’est pas un plus à chaque fois que nous le célébrons, ce n’est pas un anniversaire, Noël c’est faire mémoire de Celui qui vient transformer nos vies. Les premiers qui ont reçu l’annonce de cette Bonne Nouvelle et qui ont vu le Sauveur, ce sont des bergers, des hommes simples, petits, en marge de tout. Soyons comme eux, humbles, simples, petits et allons à l’essentiel ! Joyeux Noël, autrement, mais c’est Noël quand même !