2026 - Edito du 27 juin
Jésus demande à ses disciples de prendre au sérieux les exigences évangéliques, même quand cela demande des sacrifices et des efforts... Il dit: «Qui aime son père ou sa mère, […] son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi» (v. 37). Jésus n'entend certainement pas sous-évaluer l'amour pour les parents et les enfants, mais il sait que les liens de parenté, s'ils sont mis à la première place, peuvent dévier du vrai bien. Nous le voyons : certains cas de corruption dans les gouvernements ont précisément lieu parce que l'amour pour les proches est plus grand que l'amour pour la patrie, et des postes sont donnés aux parents. C'est la même chose avec Jésus : quand l'amour pour la famille est plus grand que celui pour Lui, cela ne va pas. Nous pourrions tous donner de nombreux exemples à cet égard. Sans parler de situations où les liens d'affection familiaux se mélangent avec des choix opposés à l'Evangile. Quand, en revanche, l'amour envers les parents et les enfants est animé et purifié par l'amour du Seigneur, alors il devient pleinement fécond et produit des fruits de bien dans la famille elle-même et bien au-delà de celle-ci. (...) Jésus dit ensuite à ses disciples : « Qui ne prend pas sa croix et ne vient pas à ma suite n'est pas digne de moi. » (v. 38). Il s'agit de le suivre sur la voie que Lui-même a parcourue, sans chercher de raccourcis. Il n'y a pas de vrai amour sans croix, c'est-à-dire sans un prix à payer en personne. C'est ce que disent tant de mères, tant de pères qui se sacrifient tant pour leurs enfants et qui supportent de véritables sacrifices, des croix, parce qu'ils aiment. Et portée avec Jésus, la croix ne fait pas peur, parce qu'Il est toujours à nos côtés pour nous soutenir à l'heure de l'épreuve la plus dure, pour nous donner force et courage. (Pape François, Angélus, 28 juin 2020)