2026 - Edito du 18 janvier
Il est surprenant que l’Evangile de ce jour, chez Jean, commence par la fin. Je m’explique. Lorsque tout commence pour le ministère public de Jésus, voici que Jean le Baptiste le désigne et le proclame comme l’Agneau de Dieu. Alors qu’en toute logique, cela ne peut se faire qu’après la mort et la résurrection de Jésus. Mais Jean, en s’adressant à la communauté pour qui il écrit cet Evangile, cette Bonne Nouvelle signifie que c’est cet Agneau de Dieu qu’il leur faut découvrir, connaître et aimer.
L’agneau évoque la fragilité, non la puissance. Mais il s’agit ici de l’Agneau de Dieu. Or la fragilité, lorsqu’elle est dans les mains de Dieu, peut devenir forte et puissante, de la force et de la puissance divines. Des textes anciens de la tradition juive décrivent cet agneau humble et misérable qui se détache du troupeau pour le défendre et vaincre ceux qui l’attaquent. L’Apocalypse reprend l’image avec celle de l’Agneau égorgé qui siège sur le trône. Jésus a choisi de servir et de donner sa vie. Il a été relevé d’entre les morts. Il est l’Agneau de Dieu vainqueur.
Nous sommes donc dans cette dynamique et nous aussi il nous faut découvrir cet Agneau Vainqueur. Dans l’Evangile de Mathieu le centurion dira au chapitre 27 : « Vraiment cet homme était le fils de Dieu ». Jean nous le présente ici comme l’Agneau de Dieu. Une même réalité que nous avons à découvrir, à vivre et à célébrer !
2026 - Edito du 11 janvier, Baptème du Seigneur
C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.
Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.
Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.
Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.
La grâce du baptême
Étant la plénitude de notre humanité, Jésus, en recevant le baptême johannique a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant en Lui l’imparfait par le parfait. Lui qui était sans péché, il s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant dans le même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence.
En évoquant cet événement de la vie du Christ, nous devons dépasser l’horizon du baptême johannique pour nous rappeler que nous avons été baptisés en Christ. Cette grâce baptismale que nous avons reçue, inconscients, dans notre enfance, nous avons à la confirmer chaque jour par un libre choix. L’Épiphanie est non seulement la fête du Baptême du Christ, elle est celle de notre baptême dont nous avons à raviver la grâce qu’il nous a conférée.
2026 - Epiphanie
« L’enfance de celui qui est le médiateur entre Dieu et les hommes, a écrit saint Léon le Grand, a été manifestée au monde entier alors qu’il était encore caché dans une infime bourgade. C’est là une chose qui intéresse le salut de tous les hommes. Sans doute a-t-il choisi de naître dans une famille de la nation israélite mais il a voulu se faire connaître aussitôt de tous, lui qui a daigné naître pour tous. »
Jésus est encore sur son lieu de naissance et les visites continuent, comme lorsqu’une maman est à la maternité. Après les petits, les parias et les rejetés, place aux sages, aux savants et à ceux qui viennent de loin. Ce ne sont plus des anges qui annoncent une bonne nouvelle, mais une étoile qui luit dans le ciel.
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
Et après bien des difficultés, ils arrivent au lieu de la rencontre, ils présentent leurs offrandes et retournent chez eux par un autre chemin. Signe de la conversion par excellence. Les bergers comme les mages sont repartis de la crèche, différents. Ils ont rencontré Dieu. L’auront-ils reconnu ? L’Evangile ne nous dit rien. Nous aussi à la fin de ce temps de Noël, il nous faudra repartir de la crèche, différents. Il nous faudra prendre conscience de notre métanoïa, notre conversion. Dieu vient changer notre vie. Ne restons pas en extase devant l’enfant, faisons la route avec Dieu. Annonçons, vivons et célébrons notre Foi. Comme les bergers et les mages, n’ayons pas peur !
Il y a de la place pour tous à la crèche, il y a de la place pour tous dans l’Eglise et dons le monde pour être des disciples missionnaires ! Et cela prend source dans notre Baptême ! Dimanche nous célébrerons le Baptême de Jésus, pensons-y, nous qui sommes baptisés !
2025 - Pape François, Prière à la Sainte Famille

Prière à la Sainte Famille
Jésus, Marie et Joseph, en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !
(Pape François, Amoris Laetitia, 325)