2021 - 2ème dimanche de Carême

Written by Père Florent BELIN

 

Ce dimanche nous avons retenu la phrase « Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le » Dans ce merveilleux passage de la Transfiguration, nous avons les disciples qui ont peur et qui assistent à cette Théophanie, manifestation de Dieu, sans comprendre ce qui se passe.

Nous sommes invités cette semaine à découvrir l’amour du Père. Pour découvrir cet amour il nous faut dans un premier temps, se donner les moyens, c’est-à-dire, aller sur la montagne. Ensuite il nous faut faire silence, pas facile. De plus il faut vivre ce temps de la rencontre sans avoir peur, et si je peux me permettre sans dire n’importe quoi comme Pierre. Enfin, non il ne dit pas n’importe quoi, il essaye d’exprimer ce qu’il ressent mais il n’y arrive pas vraiment ! Et à la fin, il nous faut redescendre, atterrir, ne pas rester dans les hauteurs. Il y en faut des conditions pour que nous sachions et puissions entendre Dieu dans nos vies, mais cela n’appartient qu’à nous de rendre cela possible, car si nous avons du mal à nous mettre en condition, Dieu lui est toujours prêt ! Si on rate le coche c’est de notre faute à nous !

Alors n’hésitons pas, sur les chemins de l’Alliance allons au désert pour retrouver l’essentiel. Avec Abraham qui comprend que ce Dieu auquel il croit est un Dieu qui lui  veut que du bien et qui ne veut pas la mort, découvrons l’amour du Père. Et franchement, posons-nous la question : quelle est la place de la Parole dans nos vies ? Une autre manière de nous laisser interpeller ce dimanche !

 

2021 - 1er dimanche de Carême

Written by Père Florent Belin

Ce dimanche nous avons retenu la phrase « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». Cette phrase résonne en nous cat nous avons entendu cela au moment de la distribution des cendres. Nous l’entendrons dans l’Evangile de ce jour. En effet Jésus est tenté au désert et après avoir été le plus fort face au Tentateur, il prend d’une certaine manière le relais de Jean le Baptiste après l’arrestation de ce dernier. Il y a une continuité dans le projet de l’amour de Dieu. Ce que Dieu a commencé ne peut pas s’achever. L’amour de Dieu doit être porté à son plus haut niveau. L’Alliance proposée par Dieu n’est jamais terminée, il nous faut sans cesse poursuivre. Comme le déluge n’a pas mis fin à la Création, car Noé avait été reconnu juste, notre péché ne rompt pas l’Alliance que Dieu fait avec nous. Il vient l’entacher, la blesser de notre côté, mais Dieu propose toujours de redonner à cette Alliance toute sa beauté, tout son sens, toute sa profondeur.

Alors n’hésitons pas, sur les chemins de l’Alliance allons au désert pour retrouver l’essentiel.

Et comme Dieu a sauvé grâce à l’Arche de Noé toute la Création, et a promis « qu’il n’y aurait plus de déluge pour ravager la terre » et « je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre » nous sommes aussi invités ce dimanche à nous poser la question de notre rapport à la Création. Nous sommes invités à prendre soin de la Création. Est-ce que cela est accessoire et illusoire, où bien avons-nous déjà découvert l’importance de cette attitude fondamentale dans notre vie quotidienne ? Une autre manière de nous laisser interpeller ce dimanche !

 

2021 - 6ème Dimanche du temps ordinaire

Written by Père Florent Belin

 Dans les textes de ce dimanche il est question de la lèpre. Moïse donne des consignes pour éviter la transmission de la maladie. Le lépreux doit garder ses distances, signaler par sa tenue quelle est sa condition pour éviter tout rapprochement qui pourrait rendre la contagion possible. Comme quoi les gestes barrières ne sont pas nouveaux.

Jésus quant à lui, ne garde pas ses distances et d’une certaine manière brave les interdits. Non par esprit révolutionnaire mais pour redonner à l’homme toute sa dignité. Le lépreux s’approche de Jésus et lui adresse la parole, il étend la main le touche et le purifie. Il le rejoint là où il en est et Il lui redonne sa place. S’il doit aller rencontrer le prêtre c’est pour pouvoir faire constater la guérison et qu’il retrouve sa place dans la société. Fini l’exclusion pour cet homme. Et cela doit être officialisé, pour qu’il n’aie plus à se mettre à part en criant « impur, impur ».

La lèpre n’a pas disparu, elle existe toujours, même si aujourd’hui elle se soigne et que l’on en meure plus. Mais il existe certainement d’autre formes de lèpre. Cette lèpre qui exclue, qui met à part : indifférence, racisme, xénophobie, homophobie …. Et la liste peut s’allonger. Quelle est notre attitude par rapport à ces exclusions ? Nous arrive-t-il de penser que Jésus leur donne à tous leur dignité, leur réintégration communautaire et sociale ? Sommes-nous prêts à accueillir ces personnes selon la manière de Jésus ? C’est-à-dire sans condition, sans apriori, sans idée reçue et sans jugement tout simplement parce qu’elles sont nos frères et sœurs et que nous avons à les aimer comme Dieu les aime.

 

2021 - 5ème Dimanche du temps ordinaire

Written by Père Florent Belin

« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

La Parole n’est pas immobile elle doit se répendre. Jésus nous dit qu’il n’est pas là pour faire des guérisons, ce n’est pas un magicien ni un thaumaturge. Il est là pour annoncer l’Evangile, la Bonne Nouvelle.

Quand j’étais jeune, je me rappelle avoir été surpris par un prêtre qui m’a dit « Je ne suis pas prêtre pour célébrer les sacrements, mais pour annoncer l’Evangile. » Pour moi, qui ne pensais pas encore à une vocation spécifique, cela m’a surpris. Le prêtre étant celui qui préside l’Eucharistie et célèbre les autres sacrements. Je n’étais donc pas d’accord avec lui. Mais de nombreuses années après je suis d’accord avec lui, car ce qui est premier dans toute action pastorale c’est l’annonce de l’Evangile, dans toute notre vie et par toute notre vie. Et que la célébration de sacrements vient couronner cette annonce de l’Evangile, qu’elle vient donner du sens à ce qui a été vécu auparavant. Et je pense même qu’il faut aller plus loin, car cela ne se limite pas au prêtre, mais cela est vrai pour tous les baptisés, dans leur vie des sacrements. Ce n’est pas le sacrement à tout prix et c’est tout, c’est les sacrements vécus dans la continuité de la Parole vécue. Parce qu’elle est vécue on la célèbre dans les sacrements, et parce qu’elle est célébrée elle prend son sens et trouve sa raison d’être.

Second point qui me paraît intéressant dans ce texte d’Evangile, c’est le fait que Jésus se retire seul dans la montagne pour prier, avant de repartir vivre sa mission avec les disciples. Prenons-nous le temps d’enraciner notre action dans la prière avant de nous mettre en route ? Prenons-nous le temps de lire la Parole avant de proclamer l’Evangile ? Voilà des questions que nous pouvons porter cette semaine ! Bonne réflexion !