2026 - Edito du 14 mai

Tout le monde s’y met aujourd’hui : haro sur les apôtres ! Paul, Luc et Matthieu, chacun témoigne d’une leçon apostolique que reçoivent les premiers collaborateurs de Jésus Christ. Comme à chaque génération, il s’agit en réalité de nous aider à vivre notre mission de chrétiens.
Certains apôtres ont des doutes, raconte Matthieu. Pourtant, ils sont tous envoyés vers l’ensemble des nations, relativisant ainsi les frontières. Paul invoque un esprit de sagesse pour chacun, en rappelant que la puissance de la résurrection du Christ se déploie toujours dans la reconnaissance de son unique Seigneurie et dans le service de son corps qu’est l’Église.
Mais c’est sans doute Luc qui est le plus exigeant. Dans le deuxième volet de son œuvre, Luc montre comment les apôtres, qui espéraient que le Christ établisse son royaume définitif par lui-même, sont renvoyés à leurs limites et à leurs responsabilités. Ils découvrent qu’ils ne savent pas tout du dessein de Dieu, auquel ils sont pourtant associés. Mais, après que deux hommes en vêtements blancs ont été dépêchés pour cela, ils comprennent enfin qu’une mission coûteuse les attend.
Cette itinérance apostolique, conséquence de la résurrection du Christ, installe l’Église dans une situation toujours provisoire. Elle est ainsi placée sous l’action du Saint-Esprit qui constitue la seule force dont disposent les apôtres.
Luc Forestier, prêtre à La Madeleine (diocèse de Lille)
2026 - Edito du 10 mai
Il est un chant de Noël Colombier, Aimez-vous les uns les autres, qui va bien avec notre évangile car il s’agit de recommandations, d’une invitation à une certaine manière de vivre, avec ce refrain qui est comme une supplication : Aimez-vous ! La langue française n’utilise qu’un seul verbe pour dire « aimer », alors que nous sommes en réalité capables d’exprimer 3 modes d’amour, trois façons différentes d’aimer. L’amour - Eros est propre à la rencontre amoureuse car il concerne l’attirance physique, le désir, le plaisir. L’amour – Phileo, c’est l’amour qui a souci de l’autre et qui implique respect et devoir. C’est l’amour pour ses semblables qui tend vers la tendresse, la générosité ; c’est l’amitié, un amour réciproque. L’amour - Agapè est celui que nous entretenons avec Dieu, un amour inconditionnel, désintéressé. L’amour dont Dieu nous aime est si profond et puissant qu’il ne finit jamais. C’est, je crois, ainsi que nous devrions l’aimer : pour ce qu’il est et non pour ce qu’il donne.
Alors d’après vous, de quel amour Jésus parle-t-il dans son évangile ? Ce n’est pas Eros, c’est un peu Phileo et c’est beaucoup Agapè. Sur la croix, Jésus s’est donné à nous sans rien attendre en retour. Eh bien, nous devrions nous aimer de cette manière les uns les autres… Bien que peu d’entre nous arrivent à manifester naturellement l’amour - Agapè, il se trouve pourtant en nous. Nous devons simplement apprendre à le montrer pour aimer comme Dieu. Il n’est pas question de nous forcer, de paraître, non, il faut nous laisser être nous-mêmes. Et c’est en vivant dans la foi chaque jour que va grandir cet amour - Agapè, que nous pourrons aussi le donner aux autres puisque nous sommes aimés. Ainsi plus nous aimons à la manière de Jésus, plus nous grandissons dans la foi et de plus en plus, le Seigneur Jésus ressuscité nous rencontre. Si on vous disait maintenant que le Pape Léon va venir dans une heure sonner à votre porte, pour prendre l’apéro, vous arrêteriez l’ordinateur et le smartphone et vous rangeriez votre appartement pour que, quand il entrera, rien ne choque son regard. Eh bien, c’est un peu pareil : L’Esprit Saint a envie de venir demeurer chez vous avec autant de plaisir que quand il est venu chez les Samaritains dont parle la 1re lecture. Et cette présence procure la joie.
Frère Manuel MAÏCAS, Dominicain
2026 - Edito du 3 mai - Benoit XVI
Alors que s’approchait la Passion, Jésus rassure ses disciples en les invitant à ne pas avoir peur et à avoir la foi ; puis il instaure un dialogue avec eux dans lequel il parle de Dieu le Père. À un certain moment, l’apôtre Philippe demande à Jésus : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit ». Philippe est très pratique et concret, il dit également ce que nous voulons dire : « Nous voulons voir, montre-nous le Père », il demande de « voir » le Père, de voir son visage. La réponse de Jésus est une réponse non seulement à Philippe, mais également à nous, et nous introduit dans le cœur de la foi christologique ; le Seigneur affirme : « Qui m’a vu a vu le Père ». Dans cette expression est contenue de façon synthétique la nouveauté du Nouveau Testament, la nouveauté qui est apparue dans la grotte de Bethléem : il est possible de voir Dieu, Dieu a montré son visage, il est visible en Jésus Christ. (…)
En Jésus, la médiation entre Dieu et l’homme trouve également sa plénitude. Dans l’Ancien Testament, il existe une série de figures qui ont eu cette fonction, en particulier Moïse, le libérateur, le guide, le « médiateur » de l’alliance, comme le définit également le Nouveau Testament (cf. Ga 3, 19 ; Ac 7, 35 ; Jn 1, 17). Jésus, vrai Dieu et vrai homme, n’est pas simplement l’un des médiateurs entre Dieu et l’homme, mais il est « le médiateur » de l’alliance nouvelle et éternelle (cf. He 8, 6 ; 9 ; 15 ; 12, 24) ; « car Dieu est unique — dit Paul —, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus » (1 Tm 2, 5 ; cf. Gal 3, 19-20). En Lui nous voyons et nous rencontrons le Père ; en Lui nous pouvons invoquer Dieu sous le nom d’Abba Père ; en Lui nous est donné le salut. Benoît XVI
2026 - Edito du 1er mars - Pape François
Au terme de l’expérience admirable de la Transfiguration, les disciples descendirent de la montagne (cf. v. 9) les yeux et le cœur transfigurés par la rencontre avec le Seigneur. C’est le parcours que nous pouvons accomplir nous aussi. La redécouverte toujours plus vivante de Jésus n’est pas une fin en soi, mais elle nous pousse à «descendre de la montagne», revigorés par la force de l’Esprit divin, pour décider d’accomplir de nouveaux pas de conversion et pour témoigner constamment de la charité, comme loi de la vie quotidienne.
Transformés par la présence du Christ et par l’ardeur de sa parole, nous serons le signe concret de l’amour vivifiant de Dieu pour tous nos frères, en particulier pour ceux qui souffrent, pour ceux qui se trouvent dans la solitude et dans l’abandon, pour les malades et pour la multitude d’hommes et de femmes qui, dans différentes parties du monde, sont humiliés par l’injustice, l’abus de pouvoir et la violence.
Pape François, Angélus du 6 août 2017
2025 - Pape François, Prière à la Sainte Famille

Prière à la Sainte Famille
Jésus, Marie et Joseph, en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !
(Pape François, Amoris Laetitia, 325)